Nouveau par ici... ? Ce que vous devez absolument savoir.

Règle n°1 : le Contrôle des Comptes
En cabinet d'audit, un junior fera ce qu'on appelle donc le contrôle des comptes. Cela consiste à vérifier les comptes présents dans la balance générale de la classe 1 à 8, compris ? Bien, voyons à quoi ressemble une balance générale.
En cabinet
1) Vous serez affecté sur une mission : Commissariat aux comptes ou attestation de visa fiscal des états financiers.
2) Vos supérieurs demanderont des documents au client pour réaliser l’audit : Les deux premiers documents obligatoires à recevoir sont la Balance générale et le Grand livre.
3) Vous devez donc contrôler les comptes : Mais pas n’importe comment : il y a une méthodologie bien précise.
NB : les cabinets ont une hiérarchie
- Associé (le ou les Commissaires Aux Comptes)
- Senior Manager
- Manager
- Senior
- Junior
- Stagiaire/Alternant.
Bien sûr, elle dépend des cabinets, mais vous devriez toujours gravir les échelons après évaluation de vos compétences !
Passons à la suite.
Page issue de TERRAIN #2 - Les Cycles Comptables


Règle n°2 : les Cycles Comptables
Comme on disait, le contrôle des comptes ne se fait pas n'importe comment. On contrôle les comptes par cycles comptables, et il y en a 13 au total. Un cycle, c'est simplement regrouper les comptes qui racontent la même histoire, qui sont liés par des schémas d'écritures typiques.
En cabinet
1) Être bon comptable : Vous voyez donc qu’on ne peut dissocier la comptabilité de l’audit, il vous faudra connaître les schémas d’écritures.
2) Ne vous en faites pas, voyons : L’expérience vient avec le temps ! Il est normal de peu savoir à vos débuts. Je suis là pour vous.
3) La difficulté des cycles dépend des comptes du client : Pour les immos par exemple, si un client a deux voitures, cela sera plus facile à auditer qu’une entreprise qui a des milliers de voitures comme TESLA.
4) Chaque cycle a des diligences à appliquer : Par cycle vous allez recevoir des documents, vous allez effectuer des rapprochements entre la comptabilité et les pièces justificatives. Passionnant, n’est-ce pas ?
Bien compris ?
Page issue de TERRAIN #2 - Les Cycles Comptables

Règle N°3 : les Mots techniques par étapes (que vous verrez)
Prise de connaissance :
- RCCM : Registre du Commerce et du Crédit mobilier, ça prouve que l’entreprise existe juridiquement. Donc on n’audite pas une entreprise fictive.
- DFE : Déclaration fiscale d’identité (le nom varie en fonction de votre pays), ça montre les obligations fiscales de l’entreprise, donc si elle est soumise à la patente par exemple, c’est renseigné.
- Statuts : C’est un document qui matérialise les accords des fondateurs de la société, les associés ou gérants, sur comment la société doit fonctionner. Comment vont-ils nommer le commissaire aux comptes ? Si jamais on doit dissoudre la société comment font-ils ? etc.

Généralités :
- Les Normes ISA : On n’audite pas comme on veut, les cabinets dans l’espace OHADA se basent tous sur ce référentiel. En France ce sont les NEP (Normes d’exercice professionnel).
- Le SYSCOHADA : C’est le référentiel comptable de l’OHADA. Quand un comptable passe une opération, il doit la ranger dans un compte bien précis ! Si vous mettez un matériel de transport dans un compte lié aux bâtiments, bonjour les dégâts…
- Les Actes Uniformes : L’audit, ce n’est pas que des chiffres, et de la compta, c’est aussi du droit, beaucoup de droit, et précisément du DROIT COMPTABLE. Exemple : la société n’a pas le droit de prêter de l’argent à un associé : c’est une convention interdite ! C’est dit dans les Actes Uniformes de l’OHADA.
- Le Code général des impôts : Bien sûr, tout ce qui est fiscalité dépend du pays, le taux de TVA diffère selon le pays dans lequel vous êtes, mais ce sont des ouvrages qui dictent les lois fiscales. L’audit comptable et financier, c’est donc de la compta, du droit mais aussi de la fiscalité !
- Autres textes de lois : Bien sûr il y a d’autres lois et codes applicables à respecter par l’entreprise. Par exemple le Code du travail, qui dit qu’il faut obligatoirement provisionner les indemnités de congés payés.

Contrôle des comptes :
- Un Compte : C’est juste au-dessus ! C’est simplement le cumul des opérations. Ex : Le solde du compte 245 matériel de transport renseigne le montant total des matériels de transports de l’entreprise.
- Balance générale : C’est juste au-dessus (la règle n°2).
- Grand livre : Il donne le détail du solde d’un compte ! Ex : Dans le grand livre pour les voitures on va voir tous les montants (ligne par ligne) qui constituent le 245 matériel de transport au lieu de voir juste un solde.
- Rapprochement : Vous allez recevoir des PJ (pièces justificatives) par cycle et donc, par exemple, le compte 213 logiciels montre que la société a acheté TERRAIN TECH un logiciel de 6 millions de FCFA, vous allez donc prendre les éléments de la PJ et comparer (la date, le montant, n° de facture) à la ligne correspondant à ce logiciel que vous trouverez dans le grand livre. Les éléments concordent ? Parfait, contrôle satisfaisant.
- Une Anomalie (significative) : Une anomalie est une erreur, une omission ou un acte délibéré, commis par celui qui a renseigné les comptes de la balance générale. Elle est significative quand elle atteint les seuils fixés au préalable. D’après mon expérience, on considérait significatifs les montants supérieurs à 1 million de FCFA, mais ça dépend du client ! Aussi très souvent ce n’est pas de la fraude.
- Exemples d’anomalies faites par le comptable de l’entreprise :
1. Le ou la comptable met l’opération dans le mauvais compte.
2. Un mauvais retraitement par le ou la comptable. Ex : Passer une écriture de vente sans comptabiliser le produit.
3. Des soldes créditeurs qui devraient normalement être débiteurs. Ex : Un solde caisse créditeur !
4. Une loi des Actes uniformes n’est pas respectée. Ex : Les capitaux propres sont négatifs et la société n’applique pas l’article 664 de l’AUSCGIE.
5. Après recalcul, certains soldes peuvent avoir un montant incorrect (ex: La comptable a mal calculé les amortissements ou les indemnités de congés payés).
Etc.
